Violette odorante

Viola odorata

Viola odorata
Description de cette image, également commentée ci-après
Violette odorante.
Classification
Règne Plantae
Classe Magnoliopsida
Ordre Violales
Famille Violaceae
Genre Viola

Espèce

Viola odorata
L., 1753

Classification phylogénétique

Classification phylogénétique
Ordre Malpighiales
Famille Violaceae
Description de l'image Viola odorata Garden 060402Aw.jpg.

La Violette odorante (Viola odorata) est une espèce de petites plantes vivaces de la famille des Violaceae.

La plante forme des colonies plus ou moins étendues, aux tiges formant des stolons, aux feuilles ovales, en cœur à la base, munies d'un long pétiole et aux fleurs odorantes, au bout d'une mince tige, fleurissant de février à mai, formées de cinq pétales violet dont l'inférieur est muni d'un éperon qui sont stériles (alors que de petites fleurs verdâtres et tardives forment des graines).

Elle colonise les prés, les bois et les haies.

Confusion possible

Ne pas la confondre avec la Violette des bois qui n'a pas d'odeur et des feuilles glabres.

Graine de Viola odorata et son élaïosome (partie charnue riche en lipides et protéines, attirant les fourmis, qui transporteront la graine dans la fourmilière pour nourrir leurs larves avec l'élaïosome, puis abandonneront la graine dans la zone des déchets de la fourmilière, où elle aura plus de chance de germer.

Autres appellations

Violette de mars, Violette des haies, Fleur de mars, Viole de Carême, Jacée de printemps.

Caractéristiques

C'est une des rares espèces de violettes à être parfumée. Son parfum envoûtant et suave semble éphémère car il anesthésie légèrement les récepteurs olfactifs et il faut attendre quelques minutes avant de pouvoir la sentir à nouveau[1].

Appareil végétatif

  • Plante acaule de 5 à 15 cm formant des colonies plus ou moins étendues.
  • Souche épaisse à stolons allongés, radicants, ordinairement stériles
  • Stipules ovales lancéolées à bords frangés glanduleux
  • Feuilles pubescentes à longs pétioles, suborbiculaires, largement ovales, ou réniformes, obtuses au sommet, cordées à la base, crénelées, vert sombre, toutes en rosette au collet de la racine,

Appareil reproducteur

Graine

Écologie

  • Espèce de demi-ombre
  • Espèce mésophile de sol frais
  • Espèce bio-indicatrice de sol riche en bases

Habitat et répartition

  • Habitat type : assez commune dans les bois clairs, lisières, haies, pelouses, prairies et bords des chemins
  • Aire de répartition : européenne à tendance méridionale[2]

Histoire

Au Moyen Âge, Viola odorata, était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. Ses fleurs mêlées à celles de Lavandula angustifolia, cousues dans les oreillers, prédisposent à l'amour grâce à leurs effluves sensuels[3].

Utilisations

Vue latérale d'une fleur de violette odorante

Propriétés industrielles

La Violette odorante est utilisée en parfumerie. On ne distille toutefois pas les fleurs mais les feuilles. Le produit obtenu possède une note verte, poudrée, légèrement cireuse. La note 'fleur de violette', typique et plus douce est obtenue grâce à des molécules de synthèse.

Utilisation alimentaire

  • Photographie du bord d'une feuille de violette odorante. Les feuilles sont pubescentes et crénelées.
    Les feuilles riches en mucilages contiennent de la vitamine A, beaucoup de vitamine C, des sels minéraux et des saponines. Les feuilles jeunes peuvent être ajoutées crues aux salades ou les plus vieilles, plus fibreuses, être cuites dans des soupes qu'elles épaississent du fait de leur mucilage[4].
  • Les fleurs servent de décor aux pâtisseries, fraiches ou confites au sucre. Elles sont émollientes, expectorantes, diaphorétiques et laxatives[4].

Propriétés médicinales

Plante hôte

La Violette odorante est comme de nombreuses Viola plante hôte de la chenille du Petit nacré (Issoria lathonia)[5].

Notes et références

  1. François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, , p. 59.
  2. Jean-Claude Rameau, G. Dumé, Flore forestière française, Forêt privée française, , p. 1645
  3. guide de visite, les plantes magiques, du jardin des neuf carrés de l'abbaye de Royaumont
  4. a b et c François Couplan, Le régal végétal : plantes sauvages comestibles, Editions Ellebore, , p. 197.
  5. Guide des chenilles d'Europe Delachaux et Niestlé, D.J.Carter et B.Hargreaves, 2001, (ISBN 2-603-00639-8)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Violette odorante, sur Wikimedia Commons
  • violette odorante, sur le Wiktionnaire
  • (en) Référence FloraBase (Australie-Occidentale) : classification Viola odorata
  • (fr) Référence Belles fleurs de France : Viola odorata
  • (fr) Référence INPN : Viola odorata L., 1753 (TAXREF)
  • (fr) Référence Tela Botanica (France métro) : Viola odorata L., 1753
  • (en) Référence BioLib : Viola odorata L.
  • (fr + en) Référence ITIS : Viola odorata L.
  • (en) Référence NCBI : Viola odorata (taxons inclus)
  • (en) Référence GRIN : espèce Viola odorata L.

Bibliographie

  • Une pensée pour la violette, Nathalie Casbas, Annie-Jeanne Bertrand, Bernard Bertrand, 23/10/2001, Terran (Editions de) - (ISBN 2-913288-14-6)
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